Après son premier tour
Vliegen a remporté son premier match depuis deux mois à Monte-Carlo
MONACO C'est une belle bouffée d'oxygène, presque une délivrance. Kristof Vliegen (ATP 52) a enfin réussi à gagner un match sur le circuit ATP ! Le Limbourgeois a remporté, lundi, sa première victoire depuis deux mois en battant Paul-Henri Mathieu (ATP 56) au premier tour du tournoi sur terre battue de Monte-Carlo, doté de 2.082.500 ¤. La raquette conquérante, il s'est impo- sé 7-5 et 6-3 en 1 h 34 contre le Français, tombeur de Nikolay Davydenko (ATP 4) il y a tout juste une semaine en Coupe Davis à Moscou.
"Cela fait plaisir, sourit-il. J'en avais besoin. Cela faisait deux mois que je galérais. C'est une belle revanche après le 6-1, 6-1 qu'il m'avait infligé à Miami. Je ne suis pas bien entré dans la partie, j'ai été mené 3-1 dans le premier set, mais ensuite j'ai pu me libérer. J'ai pris des risques, j'ai trouvé des angles et j'ai été récompensé. C'est pour moi la confirmation que mon niveau de jeu est loin d'être mauvais. Je suis en train de sortir du trou."
Il s'agit de la première victoire de Kristof Vliegen depuis le tournoi indoor de Rotterdam, à la mi-février, où il avait battu Jarkko Nieminen avant de s'incliner contre David Ferrer. Il avait ensuite accumulé les déconvenues, perdant tous ses repères au point de se séparer de son coach Philippe Dehaes, qui l'avait mené au rang de numéro un belge fin de l'année dernière. C'est dire si cette victoire en Principauté ne pouvait mieux tomber.
"Avec Philippe,je tournais en rond"
"J'avoue que je me suis posé des questions. J'ai peut-être mis la barre trop haut après mes résultats de la saison dernière. Je me suis trop focalisé sur le classement mais d'un autre côté j'avais une telle envie de bien faire. Là, j'ai retrouvé une certaine sérénité. Mon match contre Haas en Coupe Davis m'a remis en selle, même s'il s'est achevé sur une déception. Je regrette d'avoir dû me séparer de Philippe mais je devais penser à ma carrière. J'avais besoin d'un nouveau défi car j'avais l'impression de tourner en rond. La défaite à Miami a été celle de trop. Je suis ici à Monaco avec Vincent Stavaux et Catherine, ma compagne. J'ai choisi une autre voie et pour l'instant, cela se passe bien."
Il est évidemment encore trop tôt pour dire si Kristof Vliegen est sur le chemin de la rédemption. Cette victoire contre Paul-Henri Mathieu, aussi précieuse fût-elle, n'est jamais que sa quatrième seulement depuis le début de la saison sur le circuit en dix tournois joués. Bref, le Maaseikois a encore du pain sur la planche, d'autant qu'au deuxième tour, ce mardi, l'attend Marat Safin (ATP 26), héros de la victoire en Coupe Davis de la Russie contre la France.
"Marat, je le connais. S'il joue com- me contre Mathieu en Coupe Davis, il n'y aura rien à faire mais il ne raffole pas de la terre battue. Il m'avait sèchement battu à Madrid, l'an dernier (NdlR : 6-3, 6-2), mais c'était sur surface rapide, et j'étais un peu cuit. Je suis très motivé à l'idée de lui faire mordre la poussière", sourit-il.
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Safin hors-jeu
Qualifié aux forceps, dimanche, contre Jarkko Nieminen, Marat Safin affrontait Kristof Vliegen. Agressé d'emblée par les coups droits du Russe, le Belge, vainqueur de sept des 29 premiers échanges, se sentait bien seul sur le Court Central. Irrésistible, l'ancien n°1 mondial terminait la première manche sur sa seule opportunité (6/0). Il fallait ainsi attendre 35 minutes pour voir le tombeur de Paul-Henri Mathieu ouvrir son compteur (1/1 puis 3/3). Enfin dans la rencontre, il donnait des sueurs froides à Safin mais celui-ci ne perdait pas le fil conducteur de son tennis. Avec de grosses premières, il n'était jamais mis en danger sur son engagement mais craquait mentalement dans le jeu décisif. Après avoir manqué quatre balles de match, il revenait très remonté dans l'acte ultime sur un break rapide. Malheureusement pour lui, il accumulait les fautes directes, était rejoint puis logiquement vaincu (0/6 7/6 6/4). Son bourreau peut maintenant préparer son prochain match contre Rafael Nadal, si celui-ci se défait de Juan Ignacio Chela.